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Depuis le début de l'année scolaire, nous travaillons souvent avec la pâte à modeler. C'est une matière que nous aimons beaucoup manipuler. 
Nous avons d'abord commencé par découvrir cette matière que nous pouvons transformer facilement avec nos mains en la découpant, en la malaxant, en l’aplatissant... Par la suite, la maîtresse a commencé à nous demander de réaliser des formes particulières comme des boules, des boudins, des serpentins,...Puis nous avons utilisé de petits outils comme le rouleau à pâtisserie ou les emporte-pièces. Peu à peu, nous avons réussi à réaliser des éléments de plus en plus complexes. 
Voici quelques exemples de réalisations que nous sommes à présent capables de produire avec la pâte à modeler : 








Pourquoi utiliser la pâte à modeler dans les classes maternelles ?
La pâte à modeler est une matière que l'enfant peut transformer avec peu de difficulté (boudins, boules, crêpes,...), et avec laquelle il peut utiliser différents outils, tels que le rouleau à pâtisserie ou la roulette.
Elle permet de réaliser des compositions en plan ou en volume.
La pâte à modeler permet au jeune enfant d'expérimenter et de découvrir son sens du toucher.
Les élèves de l'école maternelle prennent plaisir à manipuler cette matière qu'ils peuvent déchiqueter, gratter, taper, malaxer, enfoncer leurs doigts dedans... Elle devient ainsi un outil de développement de la motricité fine et de la préhension des enfants.
Elle peut permettre à l'élève de reconnaître et de reproduire des formes simples et donc de mieux percevoir la structuration de l'espace. 




Voici quelques sites proposant des activités utilisant la pâte à modeler: 


http://maternellecolor.free.fr/fiches%20techniques%20pate%20a%20modeler/Index.html
http://storage.canalblog.com/28/09/643097/49754831.pdf
http://maternailes.net/pateamodeler/pateamodeler.htm
http://netia59a.ac-lille.fr/va.anzin/spip.php?rubrique101

Depuis le mois de septembre, nous, les élèves de moyenne section, apprenons à écrire notre prénom en capitales d'imprimerie.
Nous avons d'abord commencé par l'écrire en collant chaque lettre sous le modèle de notre prénom.


Puis, nous l'avons écrit avec de la pâte à modeler en essayant de reproduire les lettres de notre étiquette prénom.





Ensuite, nous avons colorié l'intérieur de nos lettres.

En décembre, nous avons vraiment commencé à écrire en repassant les modèles dans une pochette plastique avec un feutre effaçable. Ce qui nous a permis de nous entraîner à de nombreuses reprises.



Peu à peu, la maîtresse nous a demandé d'écrire notre prénom derrière les feuilles d'exercices en repassant le prénom qu'elle nous avait écrit puis en l'écrivant une fois seul en dessous. 





A présent, nous sommes capables d'écrire notre prénom, seuls, en regardant notre étiquette modèle et bientôt nous pourrons même l'écrire sans modèle!




Livre intéressant sur l'apprentissage de l'écriture en maternelle : Apprendre à écrire de la PS à la GS de Marie-Thérèse Zerbato-Poudou aux éditions Retz


Compte-rendus de conférences de Marie-Thérèse Zerbato-Poudou :
-Graphisme et écriture en novembre 2010 
-Conférence du 8 décembre 2004




Note école est un lieu qui donne l'opportunité à nos élèves francophones d'apprendre l'espagnol.
Voici l'exemple d'Aurore, 3 ans et demi, élève de petite section, dans notre école depuis septembre dernier, qui nous chante une petite chanson espagnole, "Los pollitos dicen". 



Tous les mois, les élèves doivent dessiner un bonhomme dans un cahier réservé à cette activité. Généralement, je leur demande un bonhomme particulier qui leur sert de modèle afin de les aider à créer une représentation mentale de ce qu’ils doivent dessiner sur leur feuille. Je leur ai demandé, par exemple, de se dessiner eux-mêmes, dessiner leur maman, leur papa, le Père Noël, un roi…


Cahier du bonhomme de Camila, Moyenne Section, 5 ans


Créer son cahier du bonhomme est une activité pratiquée fréquemment dans les écoles maternelles. C'est un cahier que l’on débute dès la petite section et que l’on poursuit généralement jusqu’en grande section.

Ce cahier du  bonhomme a pour but d’amener à une évolution de la représentation. C’est pourquoi, il est intéressant de varier les outils scripteurs et parfois aussi les supports.

Les objectifs d’enseignement sont les suivants :

  • Aider l’enfant à prendre conscience de ses progrès.
  • Connaître son corps
  • Percevoir le schéma corporel et donner une représentation
  • Evaluer, développer et affiner conjointement perception et représentation du corps.
  • Apprendre à l’enfant à se construire.
  • Donner l’envie de grandir.

Ce cahier a donc ainsi pour destinataires aussi bien l’enseignant que l’enfant lui-même qui peut ainsi prendre conscience de ses progrès.
Il est important de prendre le temps d’échanges individuels avec l’enfant afin de décrire la représentation et dans la mesure du possible, de lui faire indiquer des éléments qui pourraient être améliorés ou constater l’absence de certains éléments.  Par exemple, il est très fréquent jusqu’à un certain âge que les élèves oublient de dessiner le tronc du corps, ils collent les jambes et les bras à la tête.

Evolution du graphisme de l’enfant entre 3 et 6 ans d’après les travaux de Davido et Leif ( emprunté au site Tête à modeler) 

Caractéristiques des dessins d’enfants vers 3 ans :
Le « têtard »
L’enfant dessine un rond représentant la tête et le corps. Deux bâtons sont attachés à ce rond pour représenter les jambes. Parfois l’enfant représente aussi les bras par deux bâtons. Les yeux, la bouche et le nez sont parfois représentés. Le « têtard » peut persister jusqu’à l’âge de 5 ans sans que cela soit anormal.




Vers 4 ans :
 Le « têtard » est enrichi de détails : yeux, bouche, nez, nombril.



Vers 5 – 6 ans :
Un second cercle apparaît sous la tête, il représente le tronc. Sa taille peut être très variable.





Vers 6 ans :
Le bonhomme est complet et articulé. Il est parfois habillé.



Dans tous les cas :

  • -        Il peut manquer des éléments importants ou les éléments peuvent en surnombre (plus de 5 doigts par main).
  • -        Le dessin n’est pas équilibré, il n’est pas représentatif du schéma corporel.
  • -        L’enfant dessine et adapte les proportions du bonhomme à la place qu’il lui reste pour dessiner.
  • -        La logique spatiale n’est pas respectée : on trouve sur le même dessin des éléments dessinés d’en haut, de profil ou de face.
  • -        Pas de notion de perspective, les dessins peuvent se superposer.

Tout enfant est différent, ces caractéristiques ne sont données qu’à titre indicatif.

Aujourd'hui, nous avons parlé de la différence de tailles qu'il existe parmi nous. Nous avons observé que certains  enfants pouvaient attraper des objets placés loin sur le meuble et pas les autres. Nous en avons discuté et nous nous sommes rendus compte que nous ne faisions pas tous la même taille. 
Pour savoir qui était plus grand que qui, nous nous sommes mis dos à dos et nous avons comparé nos tailles deux par deux. 






Pour terminer, la maîtresse nous a proposé d'inscrire la taille de chacun sur un long papier collé au mur que l'on appelle une toise. 















Nous avons ainsi pu voir que Camila était la plus grande de la classe et qu'Aurore était la plus petite!
Dans quelques mois, nous noterons à nouveau notre taille sur la toise pour voir si nous avons grandi...


Cette séquence a été inspirée du document "Je grandis" élaboré par l'équipe de la "Main à la pâte", groupe cherchant à "rénover l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école primaire en favorisant un enseignement fondé sur une démarche d'investigation scientifique".